Abu Sa’id rapporte : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) nous raconta un long récit sur Ad-Dajjal (le faux-messie) et, parmi les choses qu’il nous a racontées, il y avait ceci : “Ad-Dajjal viendra, mais il lui sera interdit d’entrer dans les abords de Médine. Il campera alors dans les marais aux alentours. Puis, se rendra à lui un homme, qui sera le meilleur des gens ou l’un des meilleurs, il dira: « J’atteste que tu es le Dajjal dont le messager d’Allah (ﷺ) nous a parlé. Ad-Dajjal dira (à ses suiveurs): « Regardez, si je tue cet homme puis lui redonne la vie, auriez-vous encore un doute de la chose ? Ils répondront: « Non ! ». Alors le Dajjal tuera cet homme, puis le fera revivre, mais l’homme dira alors : « Par Allah, je n’ai jamais eu à ton égard autant de certitude qu’à cet instant ! Le Dajjal tentera alors de le tuer (à nouveau), mais il ne sera pas autorisé à le faire. Sahih al-Bukhari 7132
Dans la version de Muslim : Le Dajjal voudra alors l’égorger mais une plaque de bronze couvrira le cou et la nuque de sa victime, l’empêchant de le tuer. Consterné, il le saisira par les bras et les pieds pour le jeter au feu aux yeux des gens, mais en réalité, il sera au Paradis. Le Messager d’Allah ﷺ ajouta : “C’est le plus grand des martyrs auprès du Seigneur de l’univers.”

عن أبي سعيد، قال حدثنا رَسُولُ اللَّهِ ﷺ يَوْمًا حَدِيثًا طَوِيلاً عَنِ الدَّجَّالِ، فَكَانَ فِيمَا يُحَدِّثُنَا بِهِ أَنَّهُ قَالَ ‏ “‏ يَأْتِي الدَّجَّالُ وَهُوَ مُحَرَّمٌ عَلَيْهِ أَنْ يَدْخُلَ نِقَابَ الْمَدِينَةِ، فَيَنْزِلُ بَعْضَ السِّبَاخِ الَّتِي تَلِي الْمَدِينَةَ، فَيَخْرُجُ إِلَيْهِ يَوْمَئِذٍ رَجُلٌ وَهْوَ خَيْرُ النَّاسِ أَوْ مِنْ خِيَارِ النَّاسِ، فَيَقُولُ أَشْهَدُ أَنَّكَ الدَّجَّالُ الَّذِي حَدَّثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَدِيثَهُ، فَيَقُولُ الدَّجَّالُ أَرَأَيْتُمْ إِنْ قَتَلْتُ هَذَا ثُمَّ أَحْيَيْتُهُ، هَلْ تَشُكُّونَ فِي الأَمْرِ فَيَقُولُونَ لاَ‏.‏ فَيَقْتُلُهُ ثُمَّ يُحْيِيهِ فَيَقُولُ وَاللَّهِ مَا كُنْتُ فِيكَ أَشَدَّ بَصِيرَةً مِنِّي الْيَوْمَ‏.‏ فَيُرِيدُ الدَّجَّالُ أَنْ يَقْتُلَهُ فَلاَ يُسَلَّطُ عَلَيْهِ”. صحيح البخاري ٧١٣٢